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Séminaire de Théorie des Nombres de Nancy-Metz

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Le séminaire Théorie des Nombres de Nancy-Metz a lieu les jeudis à
14h30 à l’IECL, en général dans la salle Döblin au 4 ème étage, site de
Nancy.

Organisateurs: Jérémy Dousselin, Youness Lamzouri, et Anne De Roton

Exposés à venir

A venir

19 novembre 2026 14:15-15:15 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Daniel Johnston (Institut Max Planck, Bonn)
Résumé :

A venir

5 novembre 2026 14:15-15:15 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Cihan Sabuncu (Institut Max Planck, Bonn)
Résumé :

Sur la rigidité locale des fonctions additives

15 octobre 2026 14:15-15:15 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Sacha Mangerel (Université de Durham, Royaume-Uni)
Résumé :
Nous donnerons d’abord un survol de l’étude des propriétés locales des fonctions additives, basé sur les développements récents sur les corrélations des fonctions multiplicatives. Nous expliquerons ensuite notre solution récente de deux conjectures de 2001, dû à A. Sarkozy, donnant (entre autres choses) une condition nécessaire et suffisante pour qu’une fonction multiplicative à valeurs positives n’aie qu’un nombre fini de maxima locaux, ou un nombre fini de minima locaux.

Exposés passés

On properties of Legendre pairs under compression

8 octobre 2026 11:00-12:00 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Domingo Gómez Pérez (Université de Cantabrie, Espagne)
Résumé :

Legendre pairs are sequences used to build Hadamard matrices, whose existence for every order multiple of $4$ is a long-standing open conjecture. Since brute-force search is infeasible beyond moderate lengths, we speed it up by fixing the $M$-compression of the pairs and pruning candidates via linear complexity and trace representation. This yields new binary Legendre pairs $LP(63)$ and $LP(75)$ supporting an existence conjecture for $q^2$-uncompressed pairs, implemented via Maple-generated meta-programmed C code.


Sommes de caractères quadratiques

1 octobre 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Marc Munsch (Université Jean Monnet)
Résumé :

Résumé: Les sommes de caractères sont un outil fondamental en théorie analytique des nombres.

Nous aborderons plusieurs résultats et problèmes autour des sommes de caractères dans différents régimes, ainsi que leurs analogues pour les fonctions multiplicatives aléatoires. Nous mettrons notamment en évidence certains liens avec des problèmes de nature diophantienne.


Explicit bounds on the coefficients of the modular polynomials $\Phi_N$

11 juin 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Désirée Gijon Gomez
Résumé :

We give explicit upper and lower bounds on the size of the coefficients of the modular polynomials $\Phi_N$ for the $j$-invariant. These bounds make explicit the best previously known asymptotic bounds. This is joint work with Fabien Pazuki and Florian Breuer.


La répartition des grandes valeurs de sommes de caractères mixtes

28 mai 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Amine Iggidr
Résumé :
Nous étudions la distribution des grandes valeurs de sommes exponentielles pondérées par les valeurs d’un caractère de Dirichlet. Dans le cas quadratique, ces sommes décrivent les valeurs des polynômes de Fekete sur le cercle unité, en lien avec une conjecture de Montgomery sur leur maximum. Conrey, Granville, Poonen et Soundararajan avaient obtenu des estimations de la queue de distribution dans un régime où le seuil reste fixé. L’objectif de cet exposé est d’aller plus loin, en étudiant cette queue de distribution dans un domaine uniforme où le seuil peut croître avec $p$ le module du caractère, jusqu’à une échelle proche de celle du maximum conjecturé par Montgomery. Les résultats obtenus révèlent une décroissance doublement exponentielle des grandes valeurs, ainsi qu’une différence de comportement entre caractères d’ordre pair et caractères d’ordre impair.

Dernières nouvelles de la constante de Davenport des boites et des boules entières

21 mai 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Alain Plagne
Résumé :
Nous présenterons des résultats récents, obtenus avec Benjamin Girard de l’IMJ (Paris), sur la constante de Davenport de certains ensembles.
De façon générale, si $X$ est un sous-ensemble d’un certain groupe $(G,+)$, la constante de Davenport de $X$,
$D(X)$, est par définition la longueur maximale d’une suite d’éléments de $X$ sommant à zéro et sans sous-somme
propre sommant à zéro.
Nous donnerons la valeur exacte de $D([-m,M])$ pour deux entiers positifs $m$ et $M$ et présenterons des bornes
pour $D(X)$ où $X$ est un cube entier ou une boule euclidienne entière en dimension supérieure à 2.

Nombres premiers avec un miroir presque premier.

30 avril 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Cécile Dartyge (IECL)
Résumé :

Le miroir d’un entier n dans une  base b donnée est l’entier obtenu en inversant l’ordre  des chiffres de n dans cette base.
Par exemple 31 est le miroir de 13. Dans cet exposé nous montrons qu’il existe une infinité de nombres premiers p dont le miroir dans une base donnée est un entier avec peu de facteurs premiers. Il s’agit d’un travail en commun avec Joël Rivat et Cathy Swaenepoel.


Nombres $E_k$ dans les petits intervalles

9 avril 2026 14:30-15:30 -
Oratrice ou orateur : Jacques Benatar (Brussels)
Résumé :

Dans cet exposé, nous revisiterons un sujet classique de la théorie multiplicative des nombres. Inspirés par les travaux de Hildebrand et Tenenbaum, notre objectif est d’obtenir une formule asymptotique en petits intervalles pour le nombre d’entiers ayant exactement  diviseurs premiers distincts. Nous mettrons l’accent sur l’uniformité en , ainsi que sur la structure anatomique typique des entiers $.


Le niveau de répartition de la fonction somme des chiffres dans les progressions arithmétiques.

2 avril 2026 14:30-15:30 -
Oratrice ou orateur : Nathan Toumi (IECL)
Résumé :
Pour $q \geq 2$ et $n \in \mathbb{N}$, on note $s_q(n)$ la somme des chiffres de $n$ écrit en base $q$. Spiegelhofer (2020) a démontré que la suite de Thue–Morse admet un niveau de distribution égal à $1$, améliorant un résultat antérieur de Fouvry et Mauduit (1996). Nous généralisons ce résultat aux suites de la forme $\left\{\exp\left(2\pi i \ell s_q(n)/b\right)\right\}_{n \in \mathbb{N}}$ et fournissons un exposant explicite dans la borne supérieure. L’exposé se terminera par quelques applications à l’étude des valeurs polynomiales $(F(n))_{n \in \mathbb{N}}$ presque premières d’un polynôme $F \in \mathbb{Z}[X]$ donné, avec la condition $s_q(n) \equiv a \bmod{b}$, pour $b,q \geq 2$ deux entiers tels que $(b,q-1)=1.$

La méthode de Wen Chao Lu pour le théorème des nombres premiers

26 mars 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Michel Balazard (CNRS, Marseille)
Résumé :

En 1999, Wen Chao Lu a donné une démonstration par l’analyse réelle du théorème des nombres premiers avec terme d’erreur, “à epsilon près” celui obtenu un siècle auparavant par La Vallée Poussin au moyen de l’analyse complexe. En 2024, Gozé a, dans sa thèse, donné une version quantitative de ce résultat.

Dans un travail en cours avec Gozé et Bruno Martin, nous reprenons les démonstrations de Lu et Gozé, et tentons d’en dégager les idées essentielles. L’exposé présentera sous une forme simple certaines d’entre elles.


A venir

26 mars 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Michel Balazard (Institut de Mathématiques de Marseille)
Résumé :

Le principe d'incertitude fort sur les groupes abéliens finis

12 mars 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Emma Weschler (Lille)
Résumé :

En mécanique quantique, le principe d’incertitude d’Heisenberg stipule qu’on ne peut connaître simultanément avec précision la position et la vitesse d’une particule. Cette célèbre inégalité relie en réalité une fonction et sa transformée de Fourier.
En 1989, motivés par des applications en traitement du signal, Donoho et Stark donnent un nouveau principe d’incertitude, non plus pour des fonctions définies sur $\mathbb{R}$ mais sur un groupe abélien fini. Ce dernier a ensuite été significativement amélioré : en 2006, Tao prouve ce qu’on appelle un principe d’incertitude fort pour des fonctions définies sur $\mathbb{Z}/p\mathbb{Z}$, où $p$ est premier. Plus récemment, en 2021, Garcia, Karaali et Katz généralisent ce principe aux corps finis, pour des fonctions vérifiant une certaine condition de symétrie qu’on détaillera.
Dans cet exposé, on présentera une généralisation du principe d’incertitude fort pour des groupes abéliens finis quelconques. Nous verrons à quel point ce dernier est restrictif, et nous décrirons les cas pour lesquels il est vérifié. Enfin, nous terminerons avec une application en combinatoire additive, plus précisément un théorème de type Cauchy-Davenport sur les corps finis.
Cet exposé est issu d’un travail en collaboration avec Angelot Behajaina.


Répartition du maximum des sommes partielles des sommes de Kloosterman et des fonctions de trace

5 mars 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Kilian Lebreton (IECL)
Résumé :

Dans cet exposé, nous étudierons la répartition du maximum des sommes partielles associées aux sommes de Kloosterman, de Birch et, plus généralement, à certaines sommes de fonctions de trace $\ell$-adiques vérifiant des hypothèses adaptées. Kowalski et Sawin ont montré que ces sommes partielles, convenablement normalisées, convergent en loi vers une série de Fourier aléatoire, ce qui permet d’obtenir une première estimation du comportement de leur maximum. Par la suite, Autissier, Bonolis et Lamzouri ont obtenu des estimations fines de la queue de distribution du maximum de ces sommes partielles. L’objectif de cet exposé est d’aller plus loin en obtenant une estimation plus précise, et de montrer que, dans la grande majorité des cas, le maximum est atteint à proximité de la partie imaginaire de la demi-somme.


Autour du théorème 5K de Banaszczyk

12 février 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Maud Szusterman (Ecole Polytechnique)
Résumé :
La discrépance $\beta(U,V)$ entre deux compacts convexes $U$ et $V$ de l’espace euclidien, mesure combien on doit dilater $V$, dans le pire des cas, pour faire tenir une somme signée d’éléments arbitraires de $U$. Un célèbre résultat de Spencer énonce que $\beta(Q_d, Q_d) \leq 6 d^{1/2}$, où $Q_d=[-1,1]^d$.  Le problème de Komlos est d’estimer (asymptotiquement) $\beta(B_2^d, Q_d)$ : la méthode de Spencer donne ici une majoration en $O(\log d)$.
Le théorème 5K de Banaszczyk implique une majoration en $(\log d)^{1/2}$, qui a été récemment améliorée par Bansal-Jiang. Nous donnerons une preuve analytique du théorème 5K, qui suit pour l’essentiel la preuve originelle, puis nous énoncerons la reformulation de Dadush et al. qui a permis une preuve algorithmique (et probabiliste) de cet énoncé.

Getting proportions of critical zeros using pair correlation of zeros of the Riemann zeta-function

5 février 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Ade Irma Suriajaya (Kyushu, Japon)
Résumé :

Montgomery (1973) suggested an approach to study the pair correlation of nontrivial zeros of the Riemann zeta-function, and proved the corresponding asymptotic formula within a limited range assuming the Riemann Hypothesis (RH). The extended behavior remains a conjecture which implies the famous Pair Correlation Conjecture (PCC) for these zeros. In my previous work with Siegfred Alan C. Baluyot, Daniel Alan Goldston, and Caroline L. Turnage-Butterbaugh, we have showed how to remove RH in Montgomery’s pair correlation method and recover known results on the proportion of simple zeros under hypotheses weaker than RH. We have in addition obtained the proportion of zeros lying on the critical line, which we simply call critical zeros for brevity. Getting results on critical zeros is only achieved since we do not assume RH. We also recently noticed that these proportions can be further improved if we take further advantage of the feature that we « may » have zeros off the critical line.
In follow-up work with Daniel Goldston, Junghun Lee and Jordan Schettler, we showed that PCC without RH implies that asymptotically 100% of the zeros are simple and critical, thus RH is asymptotically true. We remark that our method also works with other pair correlation conjectures. In this talk, I would like to briefly introduce these results and our key ideas.


Une approche probabiliste aux nombres de Skewes généralisés

29 janvier 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Mounir Hayani (Université de Bordeaux)
Résumé :

Dans cet exposé, on étudie les courses de nombres premiers entre résidus et non-résidus quadratiques modulo q. Les nombres de Skewes généralisés désignent les premières valeurs pour lesquelles les résidus quadratiques devancent les non-résidus. Je présenterai un travail en collaboration avec A. Bailleul et T. Untrau dans lequel nous réfutons une conjecture de Fiorilli portant sur la taille de ces nombres. De plus, sous l’hypothèse de Riemann généralisée, ainsi qu’une hypothèse d’indépendance linéaire effective, nous établissons des bornes supérieures pour ces nombres en fonction de q.


Corrélations de fonctions multiplicatives

15 janvier 2026 14:30-15:30 - Salle de conférences Nancy
Oratrice ou orateur : Cedric Pilatte (Oxford)
Résumé :
Dans cet exposé, je présenterai une nouvelle approche pour obtenir des bornes quantitatives fortes sur les corrélations par paires de fonctions multiplicatives, basée sur la théorie des matrices de non-retour. Appliqué à la conjecture de Chowla, cette technique donne la borne $\frac{1}{x} \sum_{n\leq x} \lambda(n)\lambda(n+1) \ll (\log x)^{-c}$ pour ‘presque toutes’ les échelles $x$.

On a sequence of functions pretending to be an analytic, compactly supported function

8 janvier 2026 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Gregory Debruyne (Gent, Belgique)
Résumé :

Many arguments in mathematics rely on the introduction of an auxiliary function that is compactly supported. Sometimes this compactly supported function is required to satisfy some additional regularity, but this cannot be pushed too far. It can for instance not be analytic as follows by the identity principle.

In this talk, we wish to present a technique that may bypass this obstruction. Namely, instead of considering a single function, we shall construct a sequence of function that are supported in the same compact, and satisfy some good uniform bounds on their derivatives.

This method is a powerful tool as it can, in some circumstances, turn a heuristic argument relying on a compactly supported analytic auxiliary function, into a rigorous proof. As an application, we shall discuss how this technique leads to improvements in some quantified Tauberian theorems.


Fréquences de lettres dans des suites auto-descriptives

18 décembre 2025 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Mai Linh Tran-Cong
Résumé :

La suite d’Oldenburger-Kolakoski est l’unique mot infini sur l’alphabet {1,2} qui commence par un « 1 » et est point fixe de l’opérateur de dérivation. En 1991, M.S. Keane conjecture que cette suite admet une fréquence d’1/2 pour la lettre « 1 ».

Les suites dites « auto-descriptives » sont une généralisation du mot d’Oldenburger-Kolakoski. Ces suites sont en bijection naturelle avec l’ensemble de toutes les suites sur l’alphabet {1,2} : une suite auto-descriptive est dite « dirigée » par son homologue naturelle sur {1,2}. Est-il possible d’inférer les fréquences de lettres de l’une à partir de l’autre ?

Je présenterai dans cet exposé deux approches à cette question : l’une probabiliste (Boisson, Jamet, Marcovici — 2024), l’autre analytique (Akiyama, Jamet, Marcovici, T.C. — 2024).


Estimations explicites pour les sommes de fonctions arithmétiques, ou l'utilisation optimale de l'information spectrale finie sur les séries de Dirichlet

11 décembre 2025 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Harald Helfgott (CNRS, IMJ)
Résumé :
Travail en collaboration avec A. Chirre.

Soit $F(s) = \sum_n a_n n^{-s}$ une série de Dirichlet. Supposons que l’on dispose d’un prolongement analytique de $F(s)$, ainsi que d’informations sur les pôles de $F(s)$ pour $|\Im s|\leq T$, où $T$ est une grande constante. Quelle est la meilleure manière d’exploiter ces données pour obtenir des estimations explicites des sommes $\sum_{n\leq x} a_n$?

Le cas de la fonction de Mertens $M(x) = \sum_{n\leq x} \mu(n)$ illustre à quel point cette question de base est restée ouverte. Il serait naturel de penser que borner $M(x)$ revient essentiellement à estimer $\psi(x) = \sum_{n\leq x} \Lambda(n)$. Pourtant, des bornes explicites assez satisfaisantes pour $\psi(x)-x$ sont connues depuis longtemps, alors que l’obtention de bonnes bornes pour $M(x)$ était un problème notoirement récalcitrant.

Nous donnons une méthode optimale pour utiliser l’information spectrale sur les pôles de $F(s)$ avec $|\Im s|\leq T$. Elle permet en particulier d’obtenir des bornes sur la fonction de Mertens nettement plus fortes que celles de la littérature, ainsi qu’une amélioration substantielle des estimations de pour des valeurs modérées de .

Nous utilisons des fonctions de type « Beurling–Selberg » : plus précisément, un approximant optimal dû à Carneiro–Littmann, ainsi qu’un majorant/minorant optionnel dû à Graham–Vaaler. Notre procédure présente des points de contact avec le théorème de Wiener–Ikehara ainsi qu’avec des travaux de Ramana et Ramaré, mais ne dépend d’aucun résultat de la littérature classique sur les estimations explicites en théorie analytique des nombres.

 


On Halász‘s theorem

4 décembre 2025 14:30-15:30 - Salle Döblin
Oratrice ou orateur : Yu-Chen Sun (University of Bristol)
Résumé :
The prime number theorem tells us the number of primes up to x is $(1+o(1))x/\log x$. An equivalent form is that $\sum_{n\leq x} \mu(n)=o(x)$, where $\mu$ is the Möbius function which is $1$-bounded multiplicative. It is natural to study the properties of $1$-bounded multiplicative functions $f$ such that $\sum_{n\leq x} f(n)=o(x)$. In this talk, we will introduce Halász’s theorem, which asserts that if a $1$-bound function doesn’t “pretend” to be $n^{it}$, then $\sum_{n\leq x} f(n)=o(x)$, and we will give different proofs of this theorem from different perspectives.

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