A venir
Les principaux séminaires de l’équipe ont lieu le lundi aux horaires suivants :
- Séminaire de géométrie différentielle : 14h-15h
- Séminaire de géométrie complexe : 15h30-16h30
Les responsables sont Damian Brotbeck pour la géométrie complexe et Benoit Daniel pour la géométrie différentielle.
Primitive Enriques Varieties
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie complexe Date/heure : 8 juin 2026 14:00-15:00 Lieu : Salle de conférences Nancy Oratrice ou orateur : Nikolaos Tsakanikas Résumé :Longueur stable des commutateurs, trous spectraux, et courbure négative des groupes
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie différentielle Date/heure : 8 juin 2026 15:30-16:30 Lieu : Oratrice ou orateur : Alexis Marchand Résumé :La longueur stable des commutateurs (scl) est une mesure de la complexité homologique des éléments d’un groupe. Elle a de nombreux liens avec diverses notions en théorie des groupes et en topologie géométrique, par exemple les quasimorphismes, la cohomologie bornée et les actions sur le cercle. La première partie de cet exposé sera une introduction générale à scl et à certains de ces liens.
Dans la seconde partie, on se focalisera sur les trous spectraux et leur relation avec les notions de courbure négative en théorie des groupes. On présentera une méthode géométrique pour obtenir des résultats de trous spectraux, menant à une nouvelle preuve d’un théorème de Heuer sur le trou spectral des groupes d’Artin rectangulaires (RAAG). Nous expliquerons l’idée de cette méthode et, si le temps le permet, montrerons son fonctionnement dans le cas particulier des groupes libres.
Deux opérateurs différentiels remarquables agissant sur les 2-tenseurs symétriques
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie différentielle Date/heure : 15 juin 2026 15:30-16:30 Lieu : Salle de conférences Nancy Oratrice ou orateur : Erwann Delay Résumé :Sur une variété riemannienne de dimension trois ou plus, nous introduisons
deux opérateurs différentiels agissant sur les (champs de) 2-tenseurs symétriques
sans trace. Le premier, un opérateur du second ordre, est un opérateur conformément
covariant, similaire au laplacien de Yamabe sur les fonctions. Il peut être utilisé pour
tester la stabilité de certaines métriques d’Einstein. Le second, un opérateur du
quatrième ordre, agit comme un générateur de tenseurs TT (2-tenseurs symétriques
sans trace et sans divergence) sur les variétés d’Einstein, car il permet de transformer
n’importe quel 2-tenseur symétrique sans trace en un tenseur TT, de nombreux tenseurs
de ce type étant ainsi obtenus. Cet opérateur peut également être utilisé pour approximer
un tenseur TT moins régulier par un tenseur TT lisse. Sur une variété Ricci-plate, la
restriction de ces deux opérateurs aux tenseurs TT correspond au laplacien de Lichnerowicz et à son carré.
Séminaire groupes algébriques et géométrie complexe
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie complexe Date/heure : 22 juin 2026 14:00-15:00 Lieu : Oratrice ou orateur : Yvann Gaudillot–Estrada Résumé :titre : Imprimitivité algébrique et représentations de groupes sur des espaces de Banach
résumé : Une des applications du théorème d’imprimitivité de Mackey est la classification des représentations unitaires irréductibles d’un produit semi-direct de groupes localement compacts $K \ltimes V$, avec $V$ abélien, à partir de celle de certains sous-groupes de $K$. Dans cet exposé, nous expliquerons comment étendre cette méthode aux représentations irréductibles non-unitaires, lorsque $K$ et $V$ sont des groupes de Lie, $K$ est compact et $V$ connexe. L’idée est de « complexifier » l’action coadjointe de $K$ sur $V$ puis d’utiliser quelques faits élémentaires issus de la théorie des groupes algébriques.
Séminaire groupes algébriques et géométrie complexe
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie complexe Date/heure : 29 juin 2026 14:00-15:00 Lieu : Oratrice ou orateur : Anis Zidani Résumé :Titre : Arithmétique des schémas en groupes de Bruhat-Tits sur les anneaux de Dedekind semi-locaux. Résumé : Soit un DVR R et groupe réductif G sur K = Frac(R). On dit que P est un schéma en groupes de Bruhat-Tits sur R si, pour tout idéal maximal m de R, P est de Bruhat-Tits (au sens usuel) sur la complétion de R par m. Dans notre situation, un schéma en groupes de Bruhat-Tits sur un DVR complet peut être un schéma en groupes parahorique, stabilisateur d'un point, ou même le modèle de Néron lft d'un tore, ou des schémas en groupes encore plus exotiques. La question clé de l'exposé est de comprendre quand l'application H^1(R,P) --> H^1(K,G) est injective. Cette question a été initialement posée par Bayer et First pour leurs études sur les groupes classiques et les ordres héréditaires. La célèbre conjecture de Grothendieck-Serre sur R (démontrée par Nisnevich et Guo) est le cas particulier où P est réductif sur R. Nous posons d'abord les bases de l'étude de la question, puis démontrons que l'application est toujours injective lorsque G est semi-simple simplement connexe (pour tout P). Nous donnons également quelques contre-exemples lorsque l'injectivité n'est pas réalisée. Nous donnons également une preuve simplifiée de la conjecture de Grothendieck-Serre sur R, preuve qui s'inscrit donc davantage dans une approche immobilière.
Séminaire commun de géométrie
Catégorie d’évènement : Géométrie Date/heure : 6 juillet 2026 14:00-16:00 Lieu : Oratrice ou orateur : Résumé :Séminaire commun de géométrie
Catégorie d’évènement : Géométrie Date/heure : 7 septembre 2026 14:00-16:00 Lieu : Salle de conférences Nancy Oratrice ou orateur : Résumé :Archives
A non-Levi branching rule in terms of Littelmann paths
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie complexe Date/heure : 26 septembre 2016 15:30-16:30 Lieu : Oratrice ou orateur : Jacinta Torres Résumé :The Littelmann paths model is a strong tool used to understand finite-dimensional representations of complex semi-simple Lie algebras. It has remarkable applications, such as a rule for the the decomposition into simple summands of the tensor product of two irreducible representations and of the restriction of a simple representation to a Levi sub algebra (those obtained by removing nodes from the Dynkin diagram). Such rules are called branching rules. We prove a conjecture of Naito-Sagaki about a branching rule for the restriction of irreducible representations of $mathfrak{sl}(2n,mathbb{C})$ to $mathfrak{sp}(2n,mathbb{C})$ in terms of Littelmann paths. The embedding is given by the folding of the type $A_{2n-1}$ Dynkin diagram, and is not of Levi type. So far, no non-Levi branching rules were known in terms of Littelmann paths. This is joint work with Bea Schumann.
Phénomènes de positivité dans les algèbres de Hecke associées aux groupes de Coxeter arbitraires
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie complexe Date/heure : 27 juin 2016 15:30-16:30 Lieu : Oratrice ou orateur : Thomas Gobet Résumé :Les algèbres de Hecke associées aux groupes de Weyl finis ou
affines sont centrales en théorie des représentations, en géométrie et en
topologie de petite dimension notamment. En 1979, motivés par des
questions reliées aux singularités des variétés de Schubert, Kazhdan et
Lusztig ont introduit deux bases (dites canoniques) de ces algèbres. Ils
en ont donné une définition purement combinatoire, qui se généralise aux
algèbres de Hecke associées aux groupes de Coxeter arbitraires. Ils ont en
outre formulé une conjecture de positivité: la matrice de changement de
base entre l’une des bases canoniques et la base dite standard de
l’algèbre de Hecke ne devrait avoir pour coefficients que des polynômes à
coefficients positifs. Si cette conjecture a été rapidement démontrée par
Kazhdan et Lusztig (1980) dans le cas des groupes de Weyl en utilisant des
techniques géométriques, l’absence de telles techniques dans le cas
général a longtemps constitué un obstacle à une approche générale,
jusqu’aux travaux de Soergel (2007): Soergel a proposé un remplacement à
la géométrie (a priori) inexistante dans le cas général, ce qui a permis
une preuve récente de la conjecture de positivité en toute généralité par
Elias et Williamson (2014).
Après quelques rappels sur les groupes de Coxeter, leurs algèbres de Hecke
et les groupes d’Artin-Tits associés, nous tenterons d’expliquer l’idée de
la construction de Soergel, qui repose sur une technique de
catégorification, sans entrer dans les détails techniques. Nous
expliquerons comment cette approche peut également être utilisée pour
résoudre certaines généralisations de la conjecture de positivité énoncées
par Dyer, et reliées à des problèmes touchant aux groupes d’Artin-Tits.
Un critère de quadraticité local pour la variété des représentations du groupe fondamental d'une variété algébrique lisse
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie complexe Date/heure : 6 juin 2016 15:30-16:30 Lieu : Oratrice ou orateur : Louis-Clément Lefèvre Résumé :Nous nous intéressons aux groupes fondamentaux des variétés algébriques lisses complexes quasi-projectives, que nous étudions à travers leurs représentations dans un groupe algébrique linéaire et les déformations de ces représentations.
Dans le cas d’une variété kählérienne compacte, la théorie de Goldman-Millson (1988) décrit précisément les obstructions aux déformations d’une représentation donnée, inspirée par les travaux sur le type d’homotopie réelle et la théorie de Hodge des variétés kählériennes compactes. Les seules obstructions sont d’ordre 2.
Pour une variété algébrique non compacte, la théorie est étendue par Kapovich-Millson (1998) à l’aide de structures de Hodge mixtes. Nous montrons comment dans certains cas la théorie se réduit encore à des seules obstructions d’ordre 2 et nous donnons des exemples o๠se phénomène se produit.
Travail prépublié arXiv:1509.02871
Formes différentielles logarithmiques et résidus
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie complexe Date/heure : 23 mai 2016 15:30-16:30 Lieu : Oratrice ou orateur : Delphine Pol Résumé :Dans son papier fondamental, K. Saito développe la notion de formes différentielles logarithmiques et de résidus le long d’un diviseur réduit singulier. M. Granger et M. Schulze montre que lorsque le module des résidus logarithmiques est minimal, le diviseur est à croisements normaux en codimension 1. Plus récemment, A.G. Aleksandrov et A. Tsikh ont généralisé certaines de ces notions au cas des intersections complètes. Dans cet exposé, je commencerai par introduire le module des formes différentielles logarithmiques et leurs résidus le long d’un diviseur ou d’une intersection complète. On s’intéressera ensuite au cas des courbes, pour lesquelles on relie les valuations du module des résidus aux valuations de l’idéal jacobien et des différentielles de Kähler.
Quelques applications géométriques du pincement de valeurs propres pour les hypersurfaces
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie différentielle Date/heure : 23 mai 2016 14:00-15:00 Lieu : Oratrice ou orateur : Julien Roth Résumé :Nous présenterons d’abord un résultat de pincement général pour la première valeur propre d’opérateurs d’ordre 2 pour les hypersurfaces de l’espace euclidien. Nous déduirons ensuite quelques applications géométriques, notamment concernant les hypersurfaces presque ombiliques ainsi que la stabilité des hypersurfaces CMC ou à courbures moyennes d’ordres supérieurs constantes. Il s’agit de résultats en collaboration avec Julian Scheuer.
Les actions affines sur un espace de Hilbert détectent la moyennabilité
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie différentielle Date/heure : 2 mai 2016 14:00-15:00 Lieu : Oratrice ou orateur : Maxime Gheysens Résumé :Day a montré, au début des années soixante, que la moyennabilité d’un groupe (une propriété au coeur du paradoxe de Banach–Tarski) pouvait se caractériser via ses actions affines sur un espace localement convexe. Nous montrons qu’une telle caractérisation est en fait déjà possible dans le monde hilbertien. Ce résultat nous servira de prétexte pour étudier des techniques permettant de transférer des résultats du groupe libre vers un groupe non moyennable général (même quand ce dernier ne contient aucun sous-groupe libre). Travail en collaboration avec Nicolas Monod.
Solitons de Kähler-Ricci sur les compactifications de groupes
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie complexe Date/heure : 25 avril 2016 15:30-16:00 Lieu : Oratrice ou orateur : Thibaut Delcroix Résumé :Je présenterai une condition nécessaire et suffisante d’existence
de solitons de Kähler-Ricci sur les compactifications de groupes, des
variétés qui généralisent les variétés toriques. La condition s’exprime
en terme d’un barycentre du polytope moment associé à la variété et peut
se vérifier explicitement. Je discuterai ensuite l’interprétation de cette
condition en terme de K-stabilité, et mon travail en cours pour étendre
ces résultats aux variétés sphériques.
Géométrie birationnelle sur certaines variétés algébriques munies de l'action d'un groupe algébrique réductif
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie complexe Date/heure : 25 avril 2016 14:00-16:30 Lieu : Oratrice ou orateur : Boris Pasquier Résumé :Après une introduction intuitive de la géométrie birationnelle, jâexpliquerai comment celle-ci peut devenir plus simple sur des variétés munies de lâaction dâun groupe réductif. Je définirai ensuite les grandes lignes du programme des modèles minimaux, et je détaillerai comment décrire et faire tourner ce programme dans le cadre de familles « bien choisies » de variétés munies de lâaction dâun groupe réductif, à lâaide des représentations du groupe.
Sous-groupes algébriques connexes maximaux du groupe de Cremona
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie complexe Date/heure : 18 avril 2016 15:30-16:30 Lieu : Oratrice ou orateur : Ronan Terpereau Résumé :Cet exposé est à propos d’un travail en cours avec Jérémy Blanc (Bâle) et Andrea Fanelli (Bâle). Le groupe de Cremona est le groupe des transformations birationnelles de l’espace projectif complexe de dimension n. Ce groupe n’est pas algébrique dès lors que n>1, mais on peut espérer (au moins lorsque n est petit) classifier ses sous-groupes connexes algébriques maximaux.
En dimension 2, la classification est ancienne et bien connue (F. Enriques, 1893). En dimension 3, la première étude rigoureuse fà»t effectuée par H. Umemura dans les années 1980 dans une série de cinq papiers (plutôt longs et techniques).
Dans cet exposé, j’expliquerai comment on peut espérer redémontrer les résultats d’Umemura d’une façon beaucoup plus simple et géométrique à l’aide (d’un usage élémentaire) de la théorie de Mori. Je terminerai en discutant plusieurs généralisations possibles des résultats d’Umemura via cette nouvelle approche.
Topologie quantitative en géométrie riemannienne
Catégorie d’évènement : Séminaire de géométrie différentielle Date/heure : 21 mars 2016 14:00-15:00 Lieu : Oratrice ou orateur : Florent Balacheff Résumé :Nous présenterons dans cet exposé un certain nombre de résultats appartenant au domaine de la topologie quantitative, dont un exemple classique est la géométrie systolique, branche de la géométrie métrique étudiant des inégalités de type isopérimétrique sur les variétés riemanniennes fermées. Des résultats récents montrent en particulier que ces inégalités sont reliées à la géométrie symplectique, la géométrie convexe ainsi que la théorie des nombres, et permettent d’éclairer leur caractère fondamental déjà souligné par R. Thom.